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Vue sur le Grand Hôtel des Sablettes
Bons plans

Moment détente au SPA NUXE du Grand Hôtel des Sablettes

Une parenthèse suspendue dans le temps : mon mari m’a offert un soin visage « Rêve de Miel » au SPA NUXE du Grand Hôtel des Sablettes ! J’ai également eu la chance de passer un moment dans la zone humide du SPA (je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de fois où j’ai eu la chance d’aller dans une telle structure !).

Au programme, bien-être et relaxation, tout pour lâcher prise et… se sentir bien et belle !

Prendre le temps de me retrouver

Six mois après être devenue maman (c’est passé si vite !), il est vraiment temps pour moi de me retrouver. En effet, la grossesse puis l’accouchement ont laissé des traces physiques (en l’occurrence, j’ai eu une césarienne) et psychologiques que je peux résumer comme un grand chamboulement intérieur (💔 perte de confiance en moi, mal-être, extrême sensibilité, difficulté à assumer le poids des responsabilités, prise de conscience du changement d’identité… Un peu le chaos intérieur en somme).

Aujourd’hui et maintenant que j’accepte de confier mon bébé à mes proches afin de m’échapper quelques heures (pour raisons professionnelles, mon mari est absent en ce moment), je souhaite à nouveau me sentir bien en tant que femme et l’assumer pleinement aux côtés de mon rôle de maman.

Le meilleur cadeau post-partum

Très investi dès qu’il a su qu’il allait être papa, mon mari m’a fait un très beau cadeau (il n’arrête pas de me gâter 🤫) : un soin expérience relaxante au SPA NUXE du Grand Hôtel des Sablettes, rien que pour moi… Je pense que cette vidéo de Clémentine Sarlat (qui est à l’origine du podcast La Matrescence dont je vous mets le lien ici) y est pour quelque chose… C’est vrai après tout, lorsque l’on pense « naissance », on pense fatalement au bébé qui vient de naître et à le couvrir de cadeaux. Résultat, il est habillé pour les trois premières années de sa vie. Mais qu’en est-il de la maman ? Oublierait-on qu’elle vient de vivre un immense chamboulement dans sa vie qui va jusqu’à redéfinir sa propre identité ?

Bref, ce cadeau m’a énormément touchée car j’avais besoin de prendre soin de moi.

Après le soin NUXE

En choisissant le soin visage Rêve de miel de NUXE, je souhaitais vivre un moment relaxant et réconfortant. Pari gagnant entre les vertus nutritives et réparatrices du miel et les doigts de fée de la praticienne Déborah. J’en suis sortie avec une peau resplendissante, sublimée. Le soin d’1h15 se conclue par un massage de réveil dans le dos qui était absolument divin.

Mon après-midi s’est poursuivi au bord de la piscine et du jacuzzi où j’ai pu me savourer ce moment d’exception. Aperçu en vidéo ci-dessous 📺

Merci de m’avoir lue !

Quel serait selon vous le meilleur cadeau à faire à une maman qui vient d’accoucher ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous !

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Photos & vidéo © Notes & Baladex 2020.

Vie de famille

Et il en sera ainsi.

Début décembre. Mon bébé est en siège*. Il doit naître a priori autour du 1er février et a donc encore le temps d’effectuer sa petite galipette pour se présenter la tête en bas. L’échographie le montre bien, Alix est toujours en siège.

Je prends rendez-vous avec l’obstétricien qui m’accouchera et, après avoir entendu toutes les possibilités qui s’offraient à moi (attendre et voir ce qu’il se passe, programmer d’ores et déjà une césarienne, envisager à un accouchement en siège, etc.), je décide de tenter l’acupuncture pour aider Alix à se retourner.

Il s’agit de petites aiguilles qui, posées à certains endroits spécifiques du corps (les pieds notamment, etc.), vont stimuler et augmenter le volume de liquide amniotique dans lequel baigne le bébé ce qui favorisera ses chances de se retourner. Malheureusement pour moi, la séance réalisée chez cette gynécologue pratiquant également l’acupuncture n’a pas eu les effets escomptés sur moi… Ce rendez-vous m’a simplement confirmé que j’avais de beaux oedèmes sur les jambes (merci la rétention d’eau et tous les tracas de la grossesse) et m’a un peu fatiguée.

Parallèlement, nous avions évoqué la possibilité d’un accouchement par voie basse en siège avec mon obstétricien. J’avoue avoir été assez dubitative quand il m’a annoncé cette option. En effet, il m’a semblé que la prise de risque était trop importante et le désir d’accoucher physiologiquement n’était finalement rien face aux indiscutables sécurité et santé de mon enfant. En effet, parmi les risques, il y avait l’asphyxie fœtale et de ce fait, l’éventualité d’une césarienne d’urgence…

Pour en avoir le coeur net, j’ai tout de même effectué une radio-pelvimétrie le 2 janvier (soit 1 mois quasiment avant la date du terme présumée) afin que l’on vérifie les dimensions de mon bassin et la faisabilité d’un accouchement par voie basse. Mais là encore, je dois me faire une raison : mon bassin est trop étroit (au moins je le sais) pour le passage d’un bébé en siège.

Très sincèrement, j’ai eu la conviction dès début décembre que mon accouchement allait se faire par césarienne. Ou alors je me suis tellement auto-persuadée que cela allait être le cas… qu’il en a été ainsi.

Avec mon mari, nous avions eu une longue discussion sur l’accouchement par césarienne et il avait tenté de déceler ma déception éventuelle ou ma culpabilité. Bien sûr, je l’avais rassuré et assuré que ce qui primait était la santé de notre bébé, c’est tout ce qui comptait. En fait, je me suis faite une raison très vite sans le vivre de manière traumatisante : c’est la raison qui l’a emporté.

Je ne cache pas pour autant que « programmer une césarienne » et se dire que tel jour à telle heure nous serons parents ne créé pas un sentiment étrange, une confusion. D’ailleurs, passé le moment de raison et avec les bouleversements psychologiques post-accouchement, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’apaiser et à vivre mon post-partum avec sérénité. J’en ai voulu à cette césarienne en tant que telle et à cette cicatrice qui m’a fait souffrir dans les premiers temps.

Six mois plus tard, je la regarde finalement avec fierté cette cicatrice. Plus encore, c’est ma petite fille que je ne peux m’empêcher de regarder fièrement, une fierté mêlée à cet amour inconditionnel. Il en est donc ainsi.

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*Il s’agit d’un petit bébé qui préfère garder la tête en haut dans le ventre de sa maman.

Vie de famille

15 janvier 2020 : la claque & le grand Amour

Parce qu’une famille, ça se construit… Pour parler de vie de famille puis de balades ou voyages en famille, il me faut bien commencer par le commencement.

Je vous livre ici un moment très fort de ma vie. Pas de détails très (trop) personnels. Une simple injonction faite à moi-même pour réfléchir, par écrit, à tous ces chamboulements, au premier rang desquels, mon nouveau rôle de Maman.

J’espère que vous accueillerez cet article avec bienveillance.

Le 15 janvier 2020, je suis devenue Maman.

À l’aube de mes 28 ans, seulement quelques jours avant ce nouvel âge, je suis devenue Maman.

Je devais accoucher le 16 janvier au matin par césarienne (mon petit bébé était positionnée en siège et il n’était pas possible de réaliser un accouchement par voie basse malgré tout), des contractions intenses me réveillent dans la nuit du 14 au 15 janvier. Il est environ 2h00 du matin (scénario digne d’un film romantique qui prévoit un accouchement en pleine nuit…). Comme j’ai suivi des cours de préparation à l’accouchement avec ma sage-femme, je commence à être attentive à ma respiration, à tenter de la contrôler de sorte à focaliser mon attention sur celle-ci et non sur la douleur. En théorie, tout est très facile à maîtriser. D’ailleurs, en tant qu’ancienne sportive de haut niveau, j’ai déjà eu l’occasion de pratiquer ce type d’exercices et je sais qu’en oxygénant ainsi son cerveau le corps se détend peu à peu.

Mais les contractions se rapprochent me laissant de moins en moins de répit. J’ai du mal à me concentrer lorsque mon mari me parle. Je bouge, je cherche désespérément des positions qui m’aideront à m’apaiser. Je prends une douche chaude. C’est mieux, mais très vite les contractions reprennent avec intensité.

Très impliqué depuis le début de ma grossesse, mon mari compte les minutes. Il surveille le rapprochement des contractions ainsi que le lui a indiqué la sage-femme au cours de mes rendez-vous. Il s’interroge. Peut-être pense-t-il secrètement à un accouchement surprise « normal ».

Il est temps d’y aller. Nous embarquons dans le taxi et partons pour la maternité. C’est le trajet le plus long que je n’ai jamais connu. Il est interminable et pourtant, je me surprends à rire intérieurement en voyant le reflet du chauffeur de taxi inquiet dans le rétroviseur…

Arrivée à la maternité : c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Nous arrivons à la maternité dans laquelle je suis suivie. Je suis examinée et la sage-femme de garde me pose un monitoring afin de suivre l’évolution de mes contractions. Elles se poursuivent bien sûr et s’intensifient. Mon mari joue alors un rôle clé puisqu’en me parlant de choses douces qui n’ont aucun rapport avec la situation, je parviens à reprendre le contrôle sur ma respiration même si cela est passager. Avec son aide, je retrouve les sensations évoquées en cours de préparation à la naissance.

Ma puce, elle, n’a pas bougé, elle est toujours en siège et s’y sent visiblement très bien. Nous comprenons qu’elle se manifeste et qu’elle a envie de sortir de mon ventre. Ma césarienne sera donc peut-être avancée.

Nous finissons par descendre en chambre. Les contractions se sont amplement calmées et nous allons pouvoir tenter de finir notre nuit. Mais c’est l’attente qui commence, emprunte d’excitation : quelle sera l’issue de cette nuit pas comme les autres ? Ma césarienne sera-t-elle avancée ou bien allons-nous être renvoyés chez nous ?

Forcer le destin

Je devais accoucher le 16 janvier à 8h00 et j’aime penser que notre fille a forcé le destin en se manifestant avec force un jour avant.

Tous les deux, mon mari et moi dans la chambre de la maternité, nous commençons à réaliser ce qui nous attend et l’excitation nous gagne : notre grand Bonheur nous tend les bras ! Et puis l’appréhension. La peur de ce grand chamboulement. Le frein à main pour ne pas foncer droit dans ce shot de responsabilités nouvelles. La crainte de ne pas être à la hauteur. Et puis on a hâte. Tout ça en boucle.

Ma césarienne aura lieu ce mercredi 15 janvier. Dans quelques heures nous serons parents. La claque. Impossible de faire marche arrière. Mais ça tombe plutôt bien car nous sommes résolument tournés vers l’avenir.

Nous attendons donc. Les contractions sont passées et nous patientons en tentant de trouver le sommeil.

Dans deux heures, nous serons parents

7h00. Entrée avec fracas des sage-femmes. Le médecin vient de confirmer, ce sera pour ce matin. Nous nous regardons avec M. et nous reprenons une claque dans la figure : dans deux heures, nous serons parents. Nous sommes assis sur ce lit de chambre de maternité, nous nous regardons : « Nous allons être parents ».

Notre petit bébé est là. Il a décidé qu’il allait naître aujourd’hui et non demain comme nous l’avions prévu pour lui. Ce sera donc le 15 janvier.

Après un soin de douche à la bétadine (ah ! ah !) pour préparer le corps à la césarienne, je serai amenée au bloc afin de m’y installer.

Le temps s’écoule à un rythme extrêmement étrange. Il est dilué, passe vite et en même temps très lentement. Nos proches sont avertis (#teasing) : « Elle part au bloc dans 30 minutes ». Nous nous regardons avec M. et nous y allons.

A l’étage, je suis prise en charge par la cheffe de bloc qui m’installe en vue de l’opération. J’ai peu (pas en réalité) dormi et suis donc épuisée voire en pilote automatique. Dans le même temps, je me sens très impatiente dans le même temps et me sens malgré tout prête. Je respire. Je suis calme. Je sais que l’on va me poser la rachianésthésie. Le liquide passe dans mon corps et bientôt, je ne sens plus mes jambes. Allongée, les bras en croix, je regarde le plafond et les murs froids du bloc. Le champ que l’on installe devant moi me fait penser aux rideaux de scène qui s’ouvrent et se referment entre les actes et tableaux d’une pièce. Je suis spectatrice. Et je me sens déconnectée.

M. me rejoint ainsi que le gynécologue obstétricien. Je connais ce dernier puisqu’il m’avait reçue en rendez-vous à la fin du 7e mois afin de parler de mon accouchement et de ma césarienne. Il m’avait expliqué avec précision et pédagogie la manière dont tout allait se passer.

En réalité, ce n’est pas vraiment ce que j’avais imaginé pour un premier accouchement. J’avais envisagé quelque chose de tout à fait classique, physiologique et surtout, visualisé ce « plus beau jour de ma vie », entourée de mon mari et de notre petit bébé. Intérieurement, j’ai mis du temps à accepter cette césarienne même si j’avais l’intuition, dès le début du 7e mois, qu’elle serait la manière dont allait naître notre fille. Malgré les encouragements et paroles rassurantes de mon entourage (« elle va se retourner », « cela peut se produire jusqu’au dernier moment », etc.), je savais que j’accoucherai par césarienne.

Et puis je suis entrée dans une sorte de bulle.

La Rencontre avec un grand R & l’Amour avec un grand A

9h07. Elle est là, je viens de entendre son petit cri tant attendu. Et je la vois, si belle alors qu’elle a été extraite de son environnement in utero.

Et tout de suite, elle est partie pour les premiers soins et tests avec son papa et je ne les ai rejoints que quelques minutes plus tard, après avoir été recousue. Je sais que M. a vécu un moment magique avec sa petite fille dès qu’elle est née et il ne l’a plus quittée des yeux.

Dans la salle de réveil où je les attends, je pense mais je me sens diminuée, incapable de bouger le bas de mon corps. C’est assez dur psychologiquement sans que je ne parvienne à l’expliquer. L’émotion me gagne pleinement lorsque mon mari entre dans la salle avec notre fille blottie contre son torse. Je ne l’avais vue à peine quelques secondes au bloc et là, je la rencontre enfin. Elle est si belle et appréhende très calmement ce monde tout nouveau pour elle. Posée sur moi, elle m’observe à sa manière. Et moi aussi, je l’observe avec attention et veux tout garder en mémoire pour ne rien perdre de ce moment précieux.

Oui, il est très précieux ce moment et aujourd’hui encore, pile poil 6 mois après la naissance d’Alix, je me rappelle cette atmosphère tout particulière et les émotions qui nous ont envahis. J’évoque ces émotions car elles étaient très paradoxales en ce qui me concerne. En effet, la magie de cet instant empli d’un amour si indescriptible et infini a côtoyé la culpabilité que j’ai pu ressentir de ne pouvoir porter « correctement » ma fille et de me sentir aussi las, épuisée physiquement et moralement. Toutes les projections que j’avais pu faire sur ce moment précis se sont vues bousculées et je n’ai pu être la maman que j’avais imaginée. Dur, dur de me l’avouer mais c’est ce que j’ai ressenti sur le moment et longtemps après, jusqu’aux 6 mois d’Alix : ce sentiment de culpabilité de n’avoir pu lui donner tout ce que j’avais prévu, tout ce que j’avais imaginé à sa naissance…

Même si j’ai voulu afficher une image de raison et de mesure de mon immense responsabilité, j’ai souffert de cette césarienne et je suis allée jusqu’à penser qu’elle m’avait privée d’un « rite initiatique » qui aurait entériné, quelque part, mon statut de mère (oui, j’ai un peu vrillé psychologiquement et la chute hormonale ne m’a pas aidée…). Mes sentiments ont été très confus et j’ai encore du mal à mettre des mots… sur ces maux de l’esprit.

Mais dans ce dédale tourmenté, j’ai fait une rencontre. La Rencontre avec un grand R, celle qui a tout bouleversé sur son chemin. Celle qui a décidé qu’il y aurait « un avant » et « un après ». Elle a eu l’effet d’une claque, elle a été foudroyante. Et en dépit de ces maux, c’est un Amour sans fin et indescriptible que j’ai ressenti. Mes mots ici ne sont sans doute pas assez forts pour en témoigner.

Mais j’essaye.

Ainsi, j’écris pour encaisser cette claque que j’ai prise et c’est comme une thérapie. Elle m’a sonnée un instant.

Mais aujourd’hui, je me retrouve ou peut-être que je me trouve, tout simplement, dans ce rôle de maman que j’aime tant.

 

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Photo by Luma Pimentel on Unsplash.

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