Début décembre. Mon bébé est en siège*. Il doit naître a priori autour du 1er février et a donc encore le temps d’effectuer sa petite galipette pour se présenter la tête en bas. L’échographie le montre bien, Alix est toujours en siège.

Je prends rendez-vous avec l’obstétricien qui m’accouchera et, après avoir entendu toutes les possibilités qui s’offraient à moi (attendre et voir ce qu’il se passe, programmer d’ores et déjà une césarienne, envisager à un accouchement en siège, etc.), je décide de tenter l’acupuncture pour aider Alix à se retourner.

Il s’agit de petites aiguilles qui, posées à certains endroits spécifiques du corps (les pieds notamment, etc.), vont stimuler et augmenter le volume de liquide amniotique dans lequel baigne le bébé ce qui favorisera ses chances de se retourner. Malheureusement pour moi, la séance réalisée chez cette gynécologue pratiquant également l’acupuncture n’a pas eu les effets escomptés sur moi… Ce rendez-vous m’a simplement confirmé que j’avais de beaux oedèmes sur les jambes (merci la rétention d’eau et tous les tracas de la grossesse) et m’a un peu fatiguée.

Parallèlement, nous avions évoqué la possibilité d’un accouchement par voie basse en siège avec mon obstétricien. J’avoue avoir été assez dubitative quand il m’a annoncé cette option. En effet, il m’a semblé que la prise de risque était trop importante et le désir d’accoucher physiologiquement n’était finalement rien face aux indiscutables sécurité et santé de mon enfant. En effet, parmi les risques, il y avait l’asphyxie fœtale et de ce fait, l’éventualité d’une césarienne d’urgence…

Pour en avoir le coeur net, j’ai tout de même effectué une radio-pelvimétrie le 2 janvier (soit 1 mois quasiment avant la date du terme présumée) afin que l’on vérifie les dimensions de mon bassin et la faisabilité d’un accouchement par voie basse. Mais là encore, je dois me faire une raison : mon bassin est trop étroit (au moins je le sais) pour le passage d’un bébé en siège.

Très sincèrement, j’ai eu la conviction dès début décembre que mon accouchement allait se faire par césarienne. Ou alors je me suis tellement auto-persuadée que cela allait être le cas… qu’il en a été ainsi.

Avec mon mari, nous avions eu une longue discussion sur l’accouchement par césarienne et il avait tenté de déceler ma déception éventuelle ou ma culpabilité. Bien sûr, je l’avais rassuré et assuré que ce qui primait était la santé de notre bébé, c’est tout ce qui comptait. En fait, je me suis faite une raison très vite sans le vivre de manière traumatisante : c’est la raison qui l’a emporté.

Je ne cache pas pour autant que “programmer une césarienne” et se dire que tel jour à telle heure nous serons parents ne créé pas un sentiment étrange, une confusion. D’ailleurs, passé le moment de raison et avec les bouleversements psychologiques post-accouchement, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’apaiser et à vivre mon post-partum avec sérénité. J’en ai voulu à cette césarienne en tant que telle et à cette cicatrice qui m’a fait souffrir dans les premiers temps.

Six mois plus tard, je la regarde finalement avec fierté cette cicatrice. Plus encore, c’est ma petite fille que je ne peux m’empêcher de regarder fièrement, une fierté mêlée à cet amour inconditionnel. Il en est donc ainsi.

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*Il s’agit d’un petit bébé qui préfère garder la tête en haut dans le ventre de sa maman.

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